| Osman
et
Rabia (Turquie / Basdere ) - 03-04 avril 2004
Tout
au long de la semaine, nous avions rêvé d'un mariage
traditionnel en Cappadoce, nos vœux allaient être exaucés...
Après notre petit coup de malchance lors de notre dernier
mariage reporté, nous allions rebondir de belle manière.
Grâce à Omer que nous ne remercierons jamais assez, nous
avons décroché le gros lot du we ! Il nous recommande
auprès d'un couple d'ami dont le fils se marie ce we, la
belle aubaine, le jackpot. C'est en tant que journalistes que
nous sommes invités à ce mariage typique, oui, oui, vous
avez bien lu : journalistes... Cela vous fait sourire, c'est
normal. Barbes, bouc, baskets, veste froissée, sûrement une
nouvelle génération de journalistes ; ça doit être ça...
Le
RDV est fixé au samedi dans un petit village répondant au
nom de "Basdere". Deux indices à notre disposition : 13h00,
l'heure du début de la noce et "Bakir Sidane" le
nom du père du marié. Après une trajet épique, stop, bus,
bus, stop, nous découvrons la pancarte
"Basdere". Un micro village, perdu dans le
décor magique de la Cappadoce comptant à peine 800 habitants
d'après le dernier recensement de 1946. Le plus dur était
encore à faire, trouver la maison de "Bakir
Sidane"... pas si facile. Après avoir écarté toute
possibilité de lien de parenté avec le meneur de jeu de
l'équipe de France de foot, avec l'aide de quelques
villageois, nous pénétrons dans la maison de Bakir Sidane.
A
partir du moment où nous avons franchi le seuil de la porte
de Bakir, incroyable, nous sommes accueillis à bras ouverts
par toute la famille du marié. Des grandes accolades, des
"welcome my friend" à répétition, des lukums par
milliers, au bout de quelques minutes, nous partageons le
déjeuner avec la famille et les amis proches du marié. Une
hospitalité d'une qualité exceptionnelle, une gentillesse
renversante malgré une communication peu évidente. Nos
quelques mots de Turcs associés à leurs quelques mots
d'anglais et le tour est joué : une leçon d'hospitalité
dans toute sa splendeur. Un petit peu gênés lors des 5
premières minutes, nettement moins par la suite, la famille
fait tout pour que nous nous sentions à l'aise et ça
fonctionne très bien ! Ainsi, nous n'avons pas
échappé aux danses traditionnelles ni aux nombreux jeux
pratiqués lors de la première journée. Nous ne verrons la
mariée que dimanche ; comme le veut la tradition turque, les
mariés se retrouvent uniquement pour le dernier jour du
mariage. Le marié, quant à lui, profite de sa dernière
journée passée en compagnie de sa famille et de ses amis
proches.
Nous
nous familiarisons lors de cette première journée avec de
nombreuses traditions locales du mariage. Nous sommes frappés
de constater que les femmes sont absentes, nous sommes
entourés d'hommes, les femmes sont relégués au second plan,
nous les apercevrons à peine. Nous ne sommes pas prêts
d'oublier le rituel du henné exercé sur la paume de la main
du marié...mais aussi sur la notre. Un mariage où l'humour
est plus que représenté, Guillaume s'y reprendra à 4 fois
pour jouer une scénette de théâtre en Turc alors que Ticou
échappera de justesse à la circoncision envisagée par les
invités dans le cadre d'une conversion à l'Islam.
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